Né le 19 février 1928 à Montréal, Jean-Paul Jérôme étudie à lÉcole des beaux-arts de Montréal de 1943 à 1950. Il étudie les techniques de la fresque dans l'atelier de Stanley Morel Cosgrove.
En février 1955, il lance avec Fernand Toupin, Louis Belzile et Rodolphe de Repentigny ( Jauran ) le premier manifeste des Plasticiens, où il est écrit que les faits plastiques doivent être considérés comme des « fins en soi ». La même année a lieu lexposition Espace 55, au Musée des beaux-arts de Montréal, qui donne à la peinture plasticienne sa première heure de gloire et son baptême du feu. Dix ans plus tard, le plasticisme montréalais connaît une autre heure de gloire avec la présence de Guido Molinari et de Claude Tousignant à lexposition The Responsive Eye, tenue au Museum of Modern Art de New York, qui rassemble des artistes en provenance de dix-huit pays.
Le triomphe est tel que lannée suivante, dans la revue Vie des Arts, la théoricienne Fernande Saint-Martin résume la décennie 1955-1965 par ce mouvement pictural proprement original, le Plasticisme, qui prend la relève de lautomatisme et qui fait de cette ville ( Montréal ) un centre dynamique simposant sur la scène de lart international.
Durant ces dix années, le plasticisme connaît une évolution marquée dans lesprit de la théorie moderniste que développe alors Clément Greenberg à New York; plusieurs seront tentés dy lire un progrès systématique de la peinture vers son auto-référentialité.